Le RESF13, l'Association des Enfants de la Lune et Maître Bartholémy, avocat de
monsieur Necib, vous convient à une conférence de presse, vendredi 15 février à 11
heures, à la Maison méditerranéenne des droits de l'homme, 34 cours Julien, à Marseille
pour protester contre la menace d'expulsion vers l'Algérie de Walid, enfant de la lune, et
de sa famille.
Le 8 juin 2006, M.Necib Messaoud et son épouse Samiha arrivent en France avec leur
fils, Walid, atteint du syndrome le plus sévère de la Xeroderma Pigmentosum, dite
maladie des enfants de la lune.
Après avoir attendu vainement un visa médical, ils entrent en France avec un visa
touristique.
Les parents de Walid font immédiatement une demande d'asile médical pour enfant
malade, auprès de la préfecture des Bouches-du-Rhône, mais seule Madame Necib
obtiendra une autorisation temporaire de séjour de 6 mois, renouvelée une fois.
Monsieur Necib, lui, n'obtiendra aucun titre de séjour pour rester auprès de son fils
malade.
La préfecture des Bouches-du-Rhône refuse de délivrer de nouveau titre de séjour à la
famille Necib et Walid doit retourner en Algérie.
Dans ce pays, les enfants de la lune ont un pronostic vital très restreint, ils meurent
avant l'adolescence.
Les médecins algériens sont démunis face à cette maladie, ils ne peuvent fournir les
crèmes solaires et les combinaisons anti-U.V qui protègent ces enfants des rayons du
soleil. Les malades multiplient les tumeurs, les cancers de la peau, les brûlures.
L'obligation à quitter le territoire français, prononcée par la Préfecture des Bouches-du-
Rhône, permet l'arrestation et l'expulsion de Walid et de sa famille à tout moment vers
un pays où il ne recevra plus les soins appropriés à sa maladie et où il ne pourra plus
être scolarisé.
Avant d'arriver en France, Walid a subi 22 opérations chirurgicales, il a perdu une partie
de son visage à cause d'un manque de soins adaptés.
Aujourd'hui, Walid vit dans un appartement aménagé en fonction de sa maladie, à
Marseille, à l'abri des rayons du soleil.
Il est scolarisé à l'école des Lauriers dans le 13ème arrondissement. Il bénéficie également
des cours de l'enseignant de la classe d'initiation (CLIN) à l'école Bouge, depuis le 3 mai
2007. Il n'avait jamais pu être scolarisé en Algérie.
La présidente de l'Association des enfants de la lune en France, Mme Françoise Séris,
témoigne de sa solidarité avec Walid et tient à dénoncer les risques que cela
représenterait pour lui.
Mlle Myriam Khelfi, RESF13, 06 60 86 34 34
Mme Françoise Séris, Association des enfants de la lune, 06 07 33 13 25
Maître Laurent Bartholémy, 04 91 54 08 00
mercredi 13 février 2008
http://www.educationsansfrontieres.org/?article11649
*Parce que renvoyer Walid en Algérie c'est le condamner...
TOUS ENSEMBLE POUR WALID*